Clans et "kombo" (devises) Mpongwè

Devise de la tribu :
« Etémba z’agônga ! Ewumbu z’ogoni ! avélo go bômbô, gambènè bômbô yi dogola (ou yi dumbula) » version 1
Un faisceau de sagaies, un brandon enflammé ne se porte pas dans un sac, sans quoi le sac prend feu.
En terme imagés, cela veut dire : Avec les Mpongwès, il faut être sur ses gardes.

 

« Ambazé, g’abambaza-w’az’omwonaga ! Nkombé yi dyingin’ô g’antsô » version2
Des dépeceurs dépeçant les gens ! Le soleil darde ses rayons de loin et ils t’éblouissent.
Langage figuré, dont le sens est que le Mpongwè est passé maître pour percer les secrets des autres et leur en imposer.


« Azwè n’ampinè, azwè n’akivè ! azwè n’igogo, azwè n’érèmi z’atanga. » version3
Allusion au cabotage que pratiquaient les anciens Mpongwès au nord et au sud de leur territoire, le long de la côte, exportant et important des articles de commerce.

 

  1. Clan Agulamba : Agulamba, inôngô !

Agulamba, clan fameux !
Louange excessive du clan. « Agulamba Okyali ! » Par Okyali, père du clan.

  1. Clan Animô : Animo, ogègèni !  ou Animo, iningilya ni félo go bombô,  ni pa nima !

Animo, une étoile qui brille dans les cieux ! Exclamation du clan.
Animo, un charbon ardent ! on le porte dans un sac, et il ne s’éteint pas. Cette devise joue sur le verbe « nima », « s’éteindre ».  De cette expression qui fait image dérive le nom du clan.

  1. Clan Asiga : Asiga nkombè !

Asiga, semblable au soleil !
D’après la légende, les ancêtres du clan Asiga auraient commandé au soleil de les éclairer, jour et nuit, jusqu’à leur arrivée à la côte. Leur premier village s’intitulait fièrement : « Irandjo – nkombè ! » ou « Les rayons du soleil »

                               Clan Ibékwè : ibèkwè ! 
Cri de guerre : sens incertain. Au sens propre, ce mot veut dire « Gage voilé »
Devise du « roi » Denis : Orambo-mpônô é dyaro, é tondomina !
On marche sur une racine du sentier, mais elle se redresse.

 

  1. Clan Abundanôngô : Abundanôngô, ébunduna !

Abundanôngô, de l’eau qui jaillit du fond de la terre ! de l’eau deui s’élève en bouuillons. Jeu de mots sur le verbe « bunduna » : « bouilloner ».

  1. Clan Agunu : Agunu, ndèmbè-lèmbè ! aningo m’agoro papa.

Agunu, c’est la marée qui monte et descend, on ne peut l’arrêter, pas plus qu’on ne met de l’eau dans des paquets de feuilles. Evocation probable de leur goût des voyages sur mer.

  1. Clan Azuwa : Azuwa mpandi ! wi pandina intsaï s’agonga

Azuwa, des grimpeurs ! ils grimpent même sur la pointe de sagaies ! Exprime leur agilité et leur bravoure. (ou Azuwa intsaï s’agonga ! Mèpa-mèpa, Eranga-ranga : Azuwa des pontes de sagaies, très beaux, très beaux ! C’est-à-dire des guerriers bien bâtis, bien faits.)

  1. *Clan Adoni : Adoni, mômnô ! Azwè no, azwè “naga amôri !” ou

* Adoni ngéwa ! w’avèni iméngo n’ogénda-gèndo.
- Adoni, des mulets; on nous mange, et nous ne mangeons personne! Adoni, gens inoffensifs : on leur jette des sorts et ils n’en jettent à personne.
- Adoni, des phacochères pour avoir trop couru de côté et d’autre, ils ont manqué la distribution des cornes. S’inspire d’un proverbe correspondant : « Pierre qui roule n’amassa pas mousse »

  1. Clan Agwèsônô : Agwèsônô, asunu !

Agwèsônô, une traînée de fourmis voyageuses (magnans). Ils se vantent d’être le clan le plus nombreux. Aussitôt qu’un des leurs est attaqué, ils se précipitent tous sur son agresseur.

  1. Clan Agwèmpônô : Ekinda za Rè-Ntalyo n’Evunga z’omwanto-dyomba

On rappelle, comment Ekinda, fille de l’ancêtre, Rè-Ntalyo, donna sa fille Evunga en mariage. Celle-ci, n’ayant pas eu d’enfant, s’occupe si bien des enfants des qu’elle est prise parmi les ancêtres du clan.

  1. *Clan Agékaza : Azwè n’ikaza nôné !
    *Agékazza, ntsigi ! wi ré dyondja wi ngani,  kao iwaomè.

C’est nous l’ »ikaza » amer ! Jeu de mot sur ikaza (poison d’épreuve). Les membres du clan sont des gens peu commodes : ils sont pleins d’amertumes comme la plante en question.
Agékaza, des chimpanzés ; comme ces bêtes, ils n’allaitent que leur progéniture.

  1. Clan Agwénkôwa : Agwékôwa w’ayoni « Queen » n’ahandi !

Les Agwénkowa se vantent d’avoir fait mourir de chagrin la reine Victoria d’Angleterre, pour n’avoir pas pu prendre pour mari un de leurs beaux gars.



©Raponda-Walker

 
ads