Owaro félo, ré gnègno ngôri.
« Dans la pirogue d’autrui, ne prend pas tes aises »
Za ghi vongo, zéré toulo gnèmbwè.
« Ne fais pas du gnèmbwè pour du poisson que tu n’a même pas encore pêché »
Mbia yo môri, yéré somb’iméno.
« On ne se lèche pas les doigts avec le bien d’autrui »
Môwi bodjè no vité nkonga, okouwa vénda manga : vité nkonga ré mané gnanga.
« … »
Esswangongo olunda ghi bowa, vind’ibowissè sa mana, édaghina ka gnonguè.
« Esswangongo est un oiseau réputé pour ses très belles plumes. Par contre cet oiseau n’hésite pas à se les arracher pour confectionner le nid de ses petits…du moment qu’il vit dit-il :la gloire de ses plumes lui importe peu »
Irondi dégho ré man’égnonga gho rèma.
« L’amour qui ne s’est pas de lui même mais que l’on a interdit, susciteras toujours une grande nostalgie voire attirance dans le cœur »
Idjouwa sé tén’élombè.
« La mort met fin à une histoire »
Okil’otando wé kendo, oma ni ntchoughou yè.
« Otando est l’appellation de la civière sur laquelle on mettait un mort pour aller l’enterrer. Le proverbe dit alors : Chacun de nous passera par cette route (route du cimetière) sur cette civière à son jour. En gros : le jour de ta fin tu n’y échapperas pas »
Rakata ayouwi ni ndjana kan’oba wi bosso.
« Rakata est un homme qui partit en brousse pour chercher à manger. Il trouva premièrement sur son chemin en brousse un manguier, il se dit qu’elles étaient trop petites et qu’il trouverait mieux devant. Effectivement devant il trouva un peu plus gros mais il se dit toujours qu’il trouverait plus gros devant et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il mourut de fin. En gros : en voulant trop gangé on fini par tout perdre »
Wik’onèrô igna, angu’élombè.
« refuse à un vieillard de la nourriture mais pas un dialogue »
Mboni yi nkala ré pôlino mango.
« On ne court pas après un mouton de village, il finira par revenir tout seul »
Ighonga gné kilô aghali no gni djonô.
« La lance que tu enduis d’huile est celle même qui tu tueras. En gros : on est toujours trahi que par les siens »
Ignôni sa gho ntchouwa sa kalwi gho landwaboundjè.
(…)
Vô za téni ghé yanga, zéré djon’iyano.
« Quand il y a de l’hypocrisie dans la famille, cette dernière subsiste que lorsque tous les secrets sont dévoilés »
Iwènè gno bota, gnéré biko n’impaza.
« On refuse le sein de sa mère à cause des boutons »
Mbora yé nina n’oméno, okouwa ko nina vôvô, ntchigho na woul’ighamba, édouwamenga bé kowiza.
« Le gorille a une pratique lorsqu’il veut traverser une rivière petite soit-elle : il plonge son doigt dans l’eau, si tout le doigt rentre il se dit aussi que tout le corps peut rentrer et préfère contourner la rivière et Edouwamenga est un oiseau qui a confirmer cela…. »
Monda ‘zélé gho manga, ndo monda nho rèmi whô.
« Le fétiche n’est pas la noix que l’on met dans le gri-gri mais plutôt dans le cœur »
Obondôkô awouli nè : zé bé miaghana ghé djowouno zwè.
« Un gecko dit un jour à son ami tous deux recouvert de poussière qui se faisait passer pour un autre lézard : « toi et moi on saura qui est qui quand la pluie nous lavera ». »
Ekwidi za kowa za vakili na wango, anèrô bé pèdia.
« La danse des pygmées a commencé par les enfants et les parents ont copié »
Mbora ya louwo n’ombwiri, ré taré man’iréza.
« La place ou était un génie bien que n’étant plus ne manque pas d’effrayer toujours »
Iké gni ndjôghôni arévouni ngui’yè.
« L’œuf de poule avait un jour exhorté sa mère »
I’djomba nkala, ironda mbôghô.
« Le mariage est un village ou on s’installe pour de bon alors que le copinage ou concubinage est un campement que l’on peut démonter à tout moment »
Ombalo nkèma tsô ré kékiza gho dat’olonda, a yè manè : olonda wa bôni.
« Le vieux singe ne pouvant pas atteindre un fruit trop haut pour lui, fit croire aux autres qu’en fait ce dernier était pourri »
Nkang’otchougha, avali djôghou gho dalié tché môri.
« Le Nthougha est le fruit prisé des éléphants tel qu’un jour, il fit viré de bord le chef de la troupe »
Wimbia ‘ré ni djengué.
(…)
Evolo ré bimbia zi ngani.
« ne convoite pas le bien d’autrui »
Tchô yè tabou gho ntcheng’ampina, woulianè ofé afangui, ndo tchô yè tabou gho ntcheng’onembè woulia nè afé awènè.
« Si tu estime que quelqu’un ta volé et que par la suite il lui arrive malheur, dit toi qu’il a eu son compte mais s’il nage toujours dans le bonheur dit toi donc que ce n’est pas lui ton voleur »
Motolongo ré boké ni mbéla.
© Olwany Rénoké

